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Alors que Quim Ribeiro a été incarcéré il y a près de sept mois, ses co-accusés se trouvent sous les verrous voici maintenant plus d’une année. Le Commandant a été le dernier à être placé en détention par le Procureur général de la République après la levée de l’immunité que son grade et sa fonction lui conféraient jusque là , et après l’audition de Augusto Viana qui, au moment des faits, était le chef de division de la police à Viana, la localité où les crimes ont été commis. Augusto Viana a révélé que l’intention de Quim Ribeiro était d’étouffer dans l’oeuf l’enquête sur l’affaire de détournement des fonds à la Banque nationale (BNA) par un groupe de fonctionnaires de cette banque, afin de soutirer une partie des montants saisis par la police. On se souvient que cet argent fut retrouvé au domicile de l’un des employés de la BNA qui est aussi en détention à la suite du fameux procès de l’« affaire BNA ».
Au départ, Augusto Viana avait été déclaré complice de son supérieur accusé de recel d’une partie de l’argent saisi. Ce dernier sera par la suite libéré pour raisons de santé, et chargera Quim Ribeiro comme étant le cerveau et le commanditaire présumé de la mise à mort de l’officier qui avait décidé de dénoncer le détournement d’importantes sommes d’argent de la Banque Nationale d’Angola. Le collectif des avocats qui assurent la défense de Quim Ribeiro, avec à sa tête Sergio Raimundo, croit en l’innocence de son client et tient à le démontrer, en dépit de la preuve des faits. Le verdict est attendu avec beaucoup de suspense. ■Jossart Muanza (AEM)
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