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Après le capharnaüm des faubourgs populaires de Brazzaville nord, on respire… La route qui rejoint la nationale 2 à Kintélé, traverse un paysage encore champêtre. Jusqu’à quand ? Car l’urbanisation grignote peu à peu tous les espaces libres. Odziba, Imvouba, Inoni, Mbouambé, les villages et les bourgs défilent tandis que le paysage se vallonne progressivement. Peu d’arbres, mais une savane herbeuse. Sur la route, asphaltée, quelques « coasters », des minibus croulant sous les bagages, qui font la liaison entre Brazzaville et Makoua et surtout des camions conduits par des Chinois, qui déboulent à cent kilomètres à l’heure, au grand dam des villageois. Au petit matin, ils se dirigent, vides, vers Brazzaville où ils se chargent de graviers qu’ils rapportent ensuite sur leurs chantiers situés plus au nord.
NGO. Carrefour routier et grand marché regorgeant de fruits et de légumes, Ngo résume les problèmes du département des Plateaux. « Grâce à Imboulou, nous avons de l’électricité 24 h sur 24. Mais c’est l’eau qui fait défaut », explique Rogette Julie Kengué Goma, la Secrétaire générale du district. Partout, en effet, même dans les hôtels de la place, l’eau, distribuée à compte-gouttes, provient des puits. La cause de cette pénurie ? « Il n’y a quasiment pas de rivière dans notre département », explique un habitant. Une réponse qui laisse rêveur. L’adduction d’eau, ce sera pour 2013, année de la municipalisation accélérée annoncée pour le département. Néanmoins, Ngo est une ville dynamique qui sait retenir ses jeunes malgré les difficultés. Et qui attire beaucoup d’enfants des villages voisins, grâce à ses trois écoles primaires et à ses deux Collèges d’enseignement général. « Pendant l’été, les familles vont au village pour cultiver, mais reviennent à Ngo quand l’école redémarre », informe Rogette.
De Ngo à Gamboma, la végétation est plus luxuriante. Avec leurs cases en poto-poto (un mélange de paille et d’argile), coiffées de toits en paille, les villages se ressemblent, à quelques nuances près. Certains disposent d’une fontaine publique alimentée par un puits. Le don d’un cadre politique du pays. Parfois, on peut voir, à l’entrée ou à la sortie des patelins, de belles villas noyées dans la verdure. D’où le surnom de « sorciers » donné à leurs propriétaires, pour avoir choisi, comme les féticheurs, de vivre seuls et cachés dans la forêt.
Ngo est une ville dynamique qui sait retenir ses jeunes malgré les difficultés.| Photo : © M. Devey/AEM
GAMBOMA. Gamboma est réputée pour être une ville dangereuse. C’est du moins ce qu’affirment les non-originaires de la cité. D’où les multiples recommandations de prudence des chauffeurs à l’approche de la ville. Bâtie au bord de la rivière Nkéni, Gamboma manque d’eau, mais elle est alimentée depuis juillet 2011 par le barrage hydroélectrique d’Imboulou. De quoi réjouir ses 27.000 habitants, qui peuvent travailler plus longtemps, et donc gagner plus d’argent. Et même se divertir le soir. Reste que Gamboma, autrefois grand centre culturel, avec son bar Ebina, qu’animaient les orchestres « Siki-Siki mondial » et « Tout Choc jeunesse », n’est plus ce qu’elle était. Attablés devant une bière Primus ou Ngok, certains jeunes écument les ngandas (bars), où ils refont le monde avant d’aller se coucher tard dans la nuit. D’autres s’agglutinent devant des postes de télévision, qui se sont multipliés dans la ville avec l’arrivée de l’électricité, où sont projetés des films vidéo. Au programme : football, karaté, clips vidéo...
Si elle n’a plus à se plaindre de l’électricité, en revanche, Gamboma souffre toujours, comme ses consoeurs des Plateaux, du manque d’eau. « Parfois, l’eau ne coule pas pendant deux à trois mois. Il faut aller en puiser dans la Nkéni avec des bidons. C’est pénible », gémit cette mère de famille.
La ville vit d’un peu de maraîchage, de pêche, de petits métiers informels et du commerce, avec notamment son grand marché, qui fonctionne de jour comme de nuit. Elle compte quelques hôtels et plusieurs établissements scolaires, publics et privés, dont un grand CEG (Collège d’enseignement général ndlr) et un lycée, qui attirent les élèves de la contrée. Deviendra-t-elle une ville touristique ? C’est en tout cas le pari du maire de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé, originaire du district éponyme, qui y fait construire un superbe complexe touristique au bord de la rivière Nkéni.
OLLOMBO. Certes la municipalisation accélérée n’est pas encore passée par là , mais la dernière ville du département des Plateaux avant d’atteindre la Cuvette, a néanmoins profité de la politique des grands travaux. Pour preuve, son aéroport international flambant neuf qui était, jusqu’à ce que celui de Brazzaville soit reconstruit, le plus beau et le plus grand du pays. Géré par la société des Aéroports du Congo (AERCO), dont les principaux actionnaires sont les Français Egis Avia et Egis Projects, il peut accueillir de gros porteurs du type Boeing 747-400. Il a été conçu, dit-on, « pour permettre aux voyageurs de se rendre au Congo sans passer par Brazzaville ou Pointe Noire ». Pour l’heure, seul l’avion présidentiel y atterrit et y décolle, au mieux, une fois par mois. Mais, cela va changer, c’est promis, avec la réalisation prévue à l’horizon 2032, de la zone économique spéciale d’Oyo-Ollombo, future « cité verte » où seront développés l’agro-industrie, l’écotourisme et la protection de l’environnement. « De quoi attirer nombre d’entreprises, notamment étrangères », assurent les autorités congolaises.
La rivière Nkéni à Gamboma| Photo : © M. Devey/AEM
OYO. Située à une quinzaine de kilomètres plus au nord, dans le département de la Cuvette, la ville d’Oyo n’a pas vu naître le chef de l’État congolais – Denis Sassou Nguesso a vu le jour à Edou, un village voisin - mais elle a été particulièrement chouchoutée par ce dernier et sa défunte fille Edith Lucie Bongo – la Lady Africa - dont l’image est omniprésente dans la petite cité. Oyo a également profité de la municipalisation accélérée, dont la première réalisation que l’on peut voir avant d’entrer dans la ville est le Grand Hôtel Alima, construit par la société chinoise Beijing Construction. Un peu surréaliste dans le décor.
L’entrée dans Oyo a été particulièrement soignée : une route goudronnée et balisée, un pont tout neuf affublé de jolis lampadaires, de belles avenues et placettes bordées de palmiers… Outre l’inévitable hôtel de ville, la sous-préfecture et d’autres édifices publics dont un grand stade doté d’une salle multisports, la cité compte quelques somptueuses villas, à commencer par celle d’ Edith et Omar Bongo, sise au centre ville. Isolée dans la verdure et un peu à l’écart, la vaste résidence du chef de l’État, elle, n’est guère visible. Difficile de s’y approcher. Et surtout de la photographier.
Bien évidemment, Oyo ne manque ni d’électricité ni d’eau. Ni même de logements sociaux ! Environ 117 logements – sous forme d’appartements en duplex – y ont été construits par la Société de promotion et de gestion immobilière (Soprogi). Le tout, baptisé Clos de l’Alima, est rassemblé dans un vaste lotissement entouré de palmiers. À part ce Clos, les résidences VIP, quelques hôtels et restaurants chic et des aménagements urbains ici et là , le reste d’Oyo ressemble à n’importe quelle cité du pays : une grande rue bordée d’échoppes et d’étals, une gare routière, un habitat souvent sommaire et même des cases en poto-poto, un mélange de paille et d’argile.
Parce que le Président de la République souhaite faire d’Oyo un pôle industriel, plusieurs usines y ont été érigées, dont Okiéssi qui embouteille de l’eau minérale, NG Entreprise-Manioc du Congo qui fabrique de la farine de manioc, une boulangerie industrielle ou encore la Congolaise des panneaux solaires (Copasol), un partenariat avec la société chinoise ZTE Corporation, qui va assembler des panneaux solaires…
OWANDO. Sur le tronçon de la RN2 qui conduit à Owando, très sillonné par les camions chinois, on entrevoit quelques maisons cossues appartenant, pour la plupart, à des dignitaires du régime. Des palmiers à huile, vestiges de la palmeraie de Linengué… Owando n’est plus très loin. Siège de l’École normale d’instituteurs, le chef lieu du département de la Cuvette, qui est relié au barrage d’Imboulou depuis fin décembre 2011, est fier de ses infrastructures. S’ils ne nient pas les bienfaits de la municipalisation, des habitants s’interrogent toutefois sur l’après. « On bitume les routes, on construit des édifices administratifs, on installe l’électricité et l’eau. On ne va donc pas se plaindre. C’est un préalable. Mais il faut que cela soit suivi par l’implantation d’activités économiques durables », estime cet habitant. Et cet autre d’ironiser : « On construit les symboles du pouvoir, mais où est l’État ? Et à quoi sert l’aéroport, où n’atterrit quasiment aucun avion ? ».
Le marché de Gamboma|Photo : © M. Devey/AEM
Autre problème, l’emploi, difficile à trouver. Les jeunes qui ont acquis un savoir-faire dans la construction, sont allés offrir leurs services à Ewo et Kinkala, où la municipalisation a été lancée. Les autres se débrouillent. Certains sont taximen – de moto ou de vélo -, dépendant au passage de commerçants Libanais ou Ouest-Africains qui sont les propriétaires des engins ou leurs bailleurs de fonds. D’autres font de l’agriculture, de la pêche ou revendent du « moukalou » (poisson fumé), qui arrive tout droit de Mossaka, un petit port situé au bord du fleuve Congo. D’autres encore vont ramasser des noix de palme, qui sont ensuite transformées artisanalement en huile, car il n’y a plus d’exploitation industrielle. Autre issue, la fabrication et le commerce du tcham, une sorte de vin de palme, extrait du palmier raphia (iboughou en langues kouyou et mbochi). La boisson, réputée aphrodisiaque, donne lieu à une véritable activité dans la ville et la région. « Les jeunes partent dans la forêt avec des bidons de 25 litres pour aller recueillir la sève du palmier qu’ils vendent ensuite à Owando. Les bénéfices tirés de la vente vont alternativement aux cueilleurs et aux vélo-taximen qui font le voyage avec leurs clients », explique Chantal, réceptionniste dans un hôtel de la ville. À Owando, ce sont surtout les femmes qui préparent dans de grandes bassines en fonte ce « nectar des chefs ». « Il faut le boire tout chaud », assure une vendeuse. La dégustation du tcham est bien évidemment l’activité favorite de nombreux jeunes et moins jeunes, notamment ceux frappés par le chômage. Une manière de passer le temps. Mais le breuvage est également vendu dans une grande partie du pays.
Départ pour Makoua. Sur la route, les enfants saluent les Blancs d’un sonore « chinois » ou « hing-hang ». À croire que les Blancs sont maintenant les Chinois. Cases en poto-poto pour les pauvres ou en briques pour les plus riches, plantations de manioc, d’arachide et de maïs, arbres fruitiers, femmes courbées sous le poids des hottes en osier qu’elles portent sur le dos, tel est le spectacle qu’offrent la plupart des villages.
SOUS L’ÉQUATEUR. Parée de tous les atours de la municipalisation accélérée, Makoua, chef-lieu du département éponyme, est située sur la « ligne » imaginaire de l’Équateur, comme le rappelle une borne en pierre sculptée, surmontée d’un globe terrestre, près de l’ancienne préfecture. La ville doit aussi sa notoriété à la présence du petit séminaire Saint Pie X et du collège Marcellin Champagnat, créé en 1955 par le fondateur de la congrégation des Frères Maristes, qui ont formé nombre de cadres congolais. Alors qu’il accueillait autrefois jusqu’à 5. 000 élèves, le Collège n’en compte guère plus de 300 aujourd’hui. Il n’a malheureusement pas bénéficié de la municipalisation accélérée qui a pourtant doté Makoua de plusieurs réalisations dont l’incontournable hôtel de ville, un vaste édifice peint en jaune.
Depuis le pont sur la Likouala-Mossaka, une rivière tranquille bordée d’arbres, la vue est champêtre. Et le spectacle idyllique. Ou presque, car, sur l’une des rives, outre de gros tas de sable – qui font tâche dans le décor - on aperçoit des jeunes armés de grosses pelles, extrayant de l’eau des tonnes de gravier qu’ils tamisent et qui serviront ensuite pour le coulage des forages ou les fondations des maisons. Une activité lucrative, car le matériau, embarqué immédiatement sur les pirogues et les bateaux remorques amarrés dans le petit port, est vivement recherché dans la région. Mais les journaliers, eux, ne touchent que 2.000 F CFA par jour.
Une fois la rivière franchie, excepté une dizaine de kilomètres asphaltés, les 250 km de route qui mènent à Ouesso sont de la piste - une terre argileuse, d’un rouge-ocre - où les Chinois de la China Road & Bridge Corporation sont à pied d’œuvre : construction du pont sur la Mambili, compactage de la piste. Ici et là , on peut voir leurs chantiers, leurs carrières et leurs bases de vie, la plupart flanquées de petits jardins potagers où des femmes chinoises cultivent les légumes de leur choix.
La route reliant Gamboma à Oyo|Photo : © M. Devey/AEM
LA GRANDE FORÊT. Dépassé Yengo, on s’enfonce dans la forêt équatoriale où les villages se raréfient et où les seuls signes de modernité sont les antennes des télécom. Peu de traces de l’exploitation forestière sinon un panneau indiquant l’emplacement d’une Unité forestière d’aménagement. Mais on ne croisera pas de camions transportant des grumes ou des placages. Il y a belle lurette que les sociétés forestières installées dans la Sangha ne passent plus par le Congo pour évacuer leurs produits, préférant les expédier par le Cameroun, à cause de cette portion de route peu praticable surtout en saison des pluies et du mauvais état du Chemin de fer Congo Océan qui relie Brazzaville à Pointe Noire. Une petite poignée d’exploitants forestiers évacue le bois par la rivière Sangha puis par le fleuve Congo jusqu’à Brazzaville. Mais ce trafic est très limité.
À Moyoye, assis devant le dispensaire qui n’est visiblement plus opérationnel, les enfants passent leur temps libre à suivre du regard les rares véhicules qui traversent le village. Principalement des camions chinois, quelques particuliers et minibus et le grand bus de la compagnie Océan du nord, qui fait le trajet entre Ouesso et Brazzaville seulement trois fois par semaine, « à cause de la piste », explique un chauffeur de la compagnie. Toujours à cause de la piste, les tarifs de location des voitures sont exorbitants.
Sis au bord d‘une petite rivière et enfoui dans la verdure, le bourg de Liouesso (qui signifie avant Ouesso), est envahi par les camions en fin de journée. Bien évidemment il n’y a pas d’électricité. Mais les choses devraient changer avec la construction d’un barrage hydroélectrique de 19 MW, à proximité. Le barrage, dont les travaux, qui seront réalisés par une entreprise chinoise, vont prochainement commencer, alimentera les villages voisins ainsi que Ouesso et Makoua.
OUESSO. Située au bord de la rivière Sangha, Ouesso s’étale de part et d’autre d’une grande rue, qui aboutit au port dont les abords sont encombrés par des fûts rouillés de la défunte Sangha Palm. Une grande voie sans âme qui fait penser aux rues des villes du Far West américain immortalisées par les westerns. Un bar, sorte de saloon local, quelques échoppes, la cathédrale, de vieilles maisons coloniales, plus ou moins délabrées, de rares immeubles dont l’agence de la BEAC, une station service devant laquelle se presse une foule de voitures, chaque soir… tel se présente le centre ville.
Le chef-lieu de la Sangha, qui a soufflé en 2011 ses cent-vingt ans, cumule les handicaps. En premier lieu, l’enclavement, malgré l’existence d’un aéroport, dont la piste en mauvais état devrait toutefois être prochainement réhabilitée. Ainsi, la ville tourne le dos au reste du Congo au profit du Cameroun. Tout ce qui est consommé dans la ville et le département vient du pays voisin et tout le bois qui y est produit part vers le Cameroun. En attendant le bitumage de la route jusqu’à Souanké, ville-frontière avec le Cameroun, une partie des échanges avec ce dernier, passe par la rivière Ngoko, via un bac situé à cinq kilomètres en amont de Ouesso.
Aux problèmes de télécommunications, d’eau, d’assainissement et d’électricité s’ajoute le manque d’activités. « Il n’y a qu’un seul cybercafé, quelques hôtels, mais pas d’auto école ni de menuiserie moderne alors que nous sommes dans une région forestière », informe Christiane Bouyaba, une femme d’affaires qui a ouvert un labo-photo, un pressing et une boulangerie industrielle-pâtisserie dans la cité. Si Ouesso peut espérer quelques retombées des projets d’exploitation des gisements de fer qui se développent dans le département, nombre de ses habitants s’inquiètent des conséquences sociales et écologiques de ces derniers. Notamment du projet du Mont Nabemba, le mont le plus élevé du pays avec ses 1.100 mètres, qui a inspiré la construction de la Tour Nabemba de Brazzaville, dont la forme de tronc d’arbre symbolise l’or vert. « Que deviendront la faune et la flore de cette zone ? S’ils disparaissent, ce sera une grande perte parce que c’est l’âme du département et le symbole de notre culture », se plaint Mélanie, une habitante. La ville manque aussi d’infrastructures administratives et sociales. La cause ? Le département n’a pas encore bénéficié de la municipalisation accélérée. Ce sera pour plus tard. La troisième ville du pays le vaut bien.| Muriel Devey (AEM)
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La résidence de la défunte Edith Lucie Bongo – dans la petite cité d’Oyo|Photo : © M. Devey/AEM
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Owando est aussi une région agricole|Photo : © M. Devey/AEM
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L’aéroport d’Owando|Photo : © M. Devey/AEM
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Le marché d’Owando|Photo : © M. Devey/AEM
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Des vendeurs de poisson fumé|Photo : © M. Devey/AEM
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Une base de vie des employés de la China Road & Bridge Corporation sur la route Makoua - Yengo|Photo : © M. Devey/AEM
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Vue partielle d’un village situé vers Owando |Photo : © M. Devey/AEM
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Des jeunes ramassant du gravier à Makoua|Photo : © M. Devey/AEM
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À Makoua : Une borne en pierre sculptée, surmontée d’un globe terrestre, près de l’ancienne préfecture|Photo : © M. Devey/AEM
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La route Yengo - Liouesso |Photo : © M. Devey/AEM
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Le bourg de Liouesso (qui signifie avant Ouesso)|Photo : © M. Devey/AEM
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Une partie des échanges avec le Cameroun passe par la rivière Ngoko, via un bac situé à cinq kilomètres en amont de Ouesso.|Photo : © M. Devey/AEM
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Le bourg de Ouesso|Photo : © M. Devey/AEM
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Des fûts rouillés de la défunte Sangha Palm à Ouesso|Photo : © M. Devey/AEM
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