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Angola : la CASA propose la « troisième voie » pour l’alternance
lundi 2 avril 2012 Jossart Muanza(AEM)
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Abel Chivukuvuku

La Convergência Ampla de Salvação em Angola (CASA), traduisez « large convergence du salut en Angola », fondée par l’ancien député de l’UNITA Abel Chivukuvuku va tenir son premier congrès les lundi 2 et mardi 3 avril au Centre des Congrès de Talatona, à Luanda. Selon Lindo Bernardo Tito, l’un des vice-présidents de ce nouveau parti politique, la réunion à laquelle sont attendus 690 délégués, se penchera sur la stratégie électorale pour les consultations à venir. Mais auparavant, ces délégués vont s’exprimer sur les statuts, le programme et le plan d’actions de cette organisation.


Pour rappel, la CASA qui a enregistré récemment une centaine d’adhérents issus de la dissidence à l’UNITA, a été créé le 14 mars 2012 par Abel Chivukuvuku qui a annoncé publiquement son départ de ce parti, la naissance d’une nouvelle formation politique et, par la même occasion, son intention de briguer la présidence de la République. À 54 ans, dont 38 dans les rangs de l’UNITA, Abel Chivukuvuku a au cours de la cérémonie déclaré que le moment était venu pour avancer avec ce qu’il appelle « la troisième voie ». Non sans regret, Chivukuvuku a estimé avoir « Ã©té poussé vers la sortie ».

Alors que l’on s’approche des élections annoncées pour septembre prochain, Chivukuvuku a appelé à la modification de l’actuelle représentativité au Parlement, dont la majorité (constituée par les députés du MPLA, le parti au pouvoir) serait, à ses yeux, étouffante : « En cette année 2012, il faut que les choses changent ! Je lance cet appel aux Angolais : il faut que ça change. Je pense qu’il faut à tout prix en finir avec cette majorité à l’Assemblée qui est asphyxiante. »

Réagissant au départ de Chivukuvuku, le vice-président de l’UNITA Ernesto Mulato a dédramatisé cette décision affirmant qu’elle n’affectait en rien le plus grand parti d’opposition en Angola et n’avait aucune conséquence sur sa campagne pour les élections générales à venir. Et de citer, en exemple, les noms de deux grandes figures qui ont quitté le parti sans que leur départ ait pu avoir une incidence sur le fonctionnement de celui-ci : Miguel Nzau Puna et Tony da Costa Fernandes, tous deux co-fondateurs du parti, qui, en 1992, avaient décidé de quitter Jonas Savimbi.|Jossart Muanza (AEM)


 
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