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Pour rappel, la CASA qui a enregistré récemment une centaine d’adhérents issus de la dissidence à l’UNITA, a été créé le 14 mars 2012 par Abel Chivukuvuku qui a annoncé publiquement son départ de ce parti, la naissance d’une nouvelle formation politique et, par la même occasion, son intention de briguer la présidence de la République. À 54 ans, dont 38 dans les rangs de l’UNITA, Abel Chivukuvuku a au cours de la cérémonie déclaré que le moment était venu pour avancer avec ce qu’il appelle « la troisième voie ». Non sans regret, Chivukuvuku a estimé avoir « été poussé vers la sortie ».
Alors que l’on s’approche des élections annoncées pour septembre prochain, Chivukuvuku a appelé à la modification de l’actuelle représentativité au Parlement, dont la majorité (constituée par les députés du MPLA, le parti au pouvoir) serait, à ses yeux, étouffante : « En cette année 2012, il faut que les choses changent ! Je lance cet appel aux Angolais : il faut que ça change. Je pense qu’il faut à tout prix en finir avec cette majorité à l’Assemblée qui est asphyxiante. »
Réagissant au départ de Chivukuvuku, le vice-président de l’UNITA Ernesto Mulato a dédramatisé cette décision affirmant qu’elle n’affectait en rien le plus grand parti d’opposition en Angola et n’avait aucune conséquence sur sa campagne pour les élections générales à venir. Et de citer, en exemple, les noms de deux grandes figures qui ont quitté le parti sans que leur départ ait pu avoir une incidence sur le fonctionnement de celui-ci : Miguel Nzau Puna et Tony da Costa Fernandes, tous deux co-fondateurs du parti, qui, en 1992, avaient décidé de quitter Jonas Savimbi.|Jossart Muanza (AEM)
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