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La fraîcheur qui enrhume Nantes ce jour de fête s’estompe au seuil de la salle Bonnaire où RIDI fête ses dix ans : le groupe musical de l’église interprète, d’une manière très enjouée, ses propres créations. La fraîcheur de ces talents naissants séduit. Sur scène, la composition du groupe va du jeune Macomba âgé de 10 ans à la batterie et aux congas, des pubères, des jeunes imberbes, des choristes prometteuses jusqu’au métronome Jessy au synthétiseur. De son côté, affable et avenant, Pasteur Sese a un mot chaleureux, une accolade ou une poignée de main franche pour chaque invité qui arrive… Il va de table à table s’assurer que tout va bien, que les invités ne manquent de rien. Anciens, diacres et diaconesses sont également aux petits soins au grand bonheur des papilles des invités.
Hommage aux dissidents malgré tout…
Lorsqu’il prend la parole pour « retracer l’historique », Pasteur Sese n’occulte rien et ne zappe personne : les aléas liés à la nature humaine, les flux et reflux, les départs quelquefois avec fracas… Ceux qui étaient avec lui au début et qui sont allés ailleurs, bien qu’absents dans la salle, il les cite nommément un à un et les remercie. Pas un mot, pas le moindre signe de rancÅ“ur concernant les mots que certains ont eus. De sa bouche ne sortiront que des remerciements et des « Gloire à Dieu ».
Ainsi est cet homme de Dieu, vénéré dans son église et considéré au-delà , notamment dans la communauté congolaise et angolaise. Contrairement à ces pasteurs à fond sur l’évangile de la peur qui parlent beaucoup de l’enfer et des envoûtements qu’ils détectent à longueur des prêches, Ntela Sese insiste sur « le salut obtenu par la résurrection du Christ et l’amour comme la clé de voûte de la vie d’un chrétien ». Dans les veillées funèbres (matanga), Sese ne s’impose pas, quand il veut prendre la parole, il la demande et s’excuse car il sait que personne n’est obligé de l’écouter. Son propos est toujours concis, pertinent : il ne culpabilise personne, ne promet l’enfer à personne, ne s’attaque pas violemment aux mÅ“urs de ceux qui ne fréquentent pas les églises… L’homme de Dieu va insister sur « la consolation de la famille éprouvée » et juste indiquer que « Jésus a vaincu la mort afin que nous fassions tous de même ».
Un homme très ouvert, une église aussi dans la régulation sociale
Pour mieux garder leurs fidèles, beaucoup de pasteurs des églises congolaises et angolaises de réveil jouent à isoler leurs fidèles de tout et de tous. Une vision manichéenne nourrie souvent par des interprétations plus que douteuses de la bible. À RIDI, la notion de libre-arbitre semble être le fil conducteur : le pasteur ne passe pas son temps à édicter des règles et à diaboliser tous les autres et tout le reste, il prêche simplement « une parole qui affranchit des pratiques que la bible réprouve et prêche une parole qui aide à faire les choix conformes à la foi chrétienne ». Plus d’une fois, il a honoré de sa présence un tournoi de foot, un anniversaire, une conférence culturelle… et n’est pas le dernier à participer à des discussions sur l’actualité dans les matanga. La communauté congolaise et angolaise de Nantes lui en sait d’ailleurs gré et lui voue une réelle considération même s’il n’a pas toujours été à l’abri de critiques quelquefois comme le commun des mortels. De fait son église, en dehors de sa quête du salut des âmes, s’est imposée comme un élément conséquent de régulation sociale. Dix ans qu’elle le fait…|Botowamungu Kalome (AEM)
Une des choristes de RIDI|Photo : © AEM
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Deux jeunes musiciens du groupe|Photo : © AEM
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Frère Kaye au milieu des choristes|Photo : © AEM
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L’une des belles voix du groupe musical de RIDI|Photo : © AEM
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Une diaconesse annonçant le programme de la manifestation|Photo : © AEM
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De gauche à droite : l’épouse du pasteur Sese et le couple de pasteurs qui l’avait accueilli à son arrivée en France|Photo : © AEM
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Une vue de la salle|Photo : © AEM
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Une vue du public|Photo : © AEM
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Une autre diaconesse de RIDI|Photo : © AEM
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Pasteur Sese entouré de quelques responsables et de Nadège Lutemuka (troisième à partir de la droite) une des premières fidèles de RIDI|Photo : © AEM
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Un pasteur venu de Londres|Photo : © AEM
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Pasteur Sese, le verbe haut pour marteler les étapes importantes de l’histoire de RIDI|Photo : © AEM
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Visage radieux d’un homme de Dieu comblé|Photo : © AEM
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Trois choristes de RIDI|Photo : © AEM
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Un jeune musicien multi instrumentiste, ici aux congas|Photo : © AEM .
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Jessy, le métronome du groupe musical de RIDI|Photo : © AEM
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Deux jeunes chanteurs invités qui ont fait bonne impression, surtout la chanteuse au talent très prometteur|Photo : © AEM
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Le batteur de RIDI|Photo : © AEM
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Les musiciens de l’orchestre System A ont participé à la manifestation de de cette église où ils vont régulièrement se nourrir de la parole biblique sous la conduite du Pasteur Sese|Photo : © AEM
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Une choriste lors de l’interprétation d’un des titres du groupe Gael|Photo : © AEM
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Augustin a veillé avec soin et attention sur la qualité du son durant toute la manifestation|Photo : © AEM
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