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Un autre temps fort a marqué cette soirée de gala, celui où les « Gingas » ont été accompagnées par des anciens du groupe Avilupa Boss, comme Figueira, Kizua Gourgel et Nguabi, qui ont également travaillé avec elles en studio. Séquence émotion aussi dans une sorte de passage de témoin avec la participation des enfants de chaque membre des « Gingas », qui ont interprété des anciennes chansons enfantines du groupe. Cette soirée s’est déroulée à guichets fermés au grand regret de Rosa Roque : « Notre intention est d’organiser le même spectacle au Ciné Atlantico dans un mois, afin de permettre à un plus grand nombre de personnes d’y assister. Mais nous sommes pour l’heure confrontés au manque de sponsors pour pouvoir concrétiser ce projet. »
Organisé par la Maison Aurora Lopez, le spectacle était pour l’essentiel constitué d’un répertoire de plus de 25 chansons sélectionnées sur les plus de 60 que compte le groupe à son actif. « Chacun de leurs cinq disques ( Mbanza Luanda », Malange Natureza e ritmos, Xiyami, Muenhu et Luacthimo) aurait pu servir à réaliser un grand show, mais nous avons opté pour les plus gros tubes de trois dernières années de la carrière du groupe. Je leur ai demandé de donner leur maximum pour démontrer que le groupe est aujourd’hui une marque de référence et qu’il est incontournable sur l’échiquier de la musique angolaise », explique Rosa Roque. Parmi les morceaux exécutés : « Kizomba », « Filhas de África », « Panguila », « Pérola Azul », « Embondeiro de Luanda », « Nova Luanda », « Mbanza Luanda », « Hino a Kalandula », « Mussulo », « Luanda Mulher », « Canta não chora », « Encosta na parede » et « Luanda tal e qual ».
Créé en 1983 par un groupe de quatre choristes, cet ensemble musical s’appelait à l’origine « As Gingas do Maculusso », Maculusso étant le nom du quartier d’où les 4 jeunes filles sont issues. Sa première apparition publique date de juin 1983. Le groupe a effectué de nombreuses tournées à travers le monde : il s’est déjà produit dans des pays comme le Zimbabwe, le Portugal, la France, l’Angleterre, le Japon, le Brésil, l’Italie, les États-Unis, entre autres.
Ces voyages ont d’ailleurs inspiré l’une des têtes d’affiche du groupe, Gersy Pegado qui a publié l’ouvrage « As Gingas na minha retina » (Les « Gingas » dans ma rétine). Dans ce livre de 123 pages, lancé en avril 2011, l’auteur aborde également des questions liées à la théorie de l’art, aux contradictions du marché de la musique angolaise et soutient une réflexion sur la qualité musicale des oeuvres qui, injustement, est souvent loin de garantir le succès commercial et de promotion dans les médias.
Pour Eduardo Sambo, un critique, « Gersy Pegado a réussi, dans cette oeuvre, à combiner et entrelacer, avec une maîtrise inégalée, l’histoire et le parcours inhabituel des Gingas, dans la grandeur et la diversité de la réalité angolaise. »|Jossart Muanza (AEM)
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