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Moins bien que Royal-Sarkozy
L’audience totale est en net retrait par rapport au face-à -face télévisé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, il y a cinq ans, qui avait été suivi par 20,4 millions de téléspectateurs.
Le précédent débat de l’entre-deux-tours, opposant Jacques Chirac à Lionel Jospin en 1995, avait rassemblé 16,7 millions de téléspectateurs (aucun débat n’avait eu lieu en 2002 lorsque Jean-Marie le Pen était arrivé au deuxième tour face à Jacques Chirac).
Nadine Morano, ministre de l’Apprentissage a fustigé jeudi la « légèreté » et la « facilité » manifestées selon elle par François Hollande. Nicolas Sarkozy « a eu à assumer quatre ans de crise et c’est vrai que face à lui, il y avait la légèreté » du socialiste « qui n’a pas assumé de responsabilités nationales », a lancé la ministre sur France Inter.
Le candidat socialiste manifestait la « légèreté de celui qui, au fond, arrivait en disant "de toute manière je vais te critiquer quoi qu’il en soit. C’est toi qui est aux manettes et donc tu es responsable de tout" », a-t-elle ajouté. Et cette « légèreté », a-t-elle ajouté, était « associée à cette facilité qui consiste à promettre aux Français... de la dépense à tout-va ».
L’ancien Premier ministre PS Laurent Fabius a cité le psychanalyste Jacques Lacan jeudi pour résumer ce que fut, à son sens, le débat vécu par Nicolas Sarkozy.
Sur France Culture, le député de Seine-maritime a commenté : « il y a une phrase de Lacan que j’aime beaucoup. Qu’est-ce que le réel ? Lacan répond : le réel, c’est quand on se cogne. »
« Hier, M. Sarkozy a fait connaissance avec le réel. Le réel de François Hollande, et de façon plus générale, avec le réel du pays », a assuré l’ancien chef de gouvernement.
En cas de réélection, Nicolas Sarkozy voudrait changer son gouvernement « assez rapidement », rapporte Valérie Pécresse à la sortie du conseil des ministres.
Valerie Pecrésse|Photo : AFP
Ce sont plus de 3 heures de débats hier qui ont permis aux deux candidats de s’affronter avant le second tour de la présidentielle. 3 heures de piques, de petites phrases, de chiffres et autant de temps donné aux internautes pour se moquer, en image, de François Hollande et Nicolas Sarkozy.
Que restera-t-il de Sarkozy ? Non pas que la question se pose au lendemain du débat de l’entre deux tours, mais après un quinquennat de mesures et de réformes, elle peut légitimement être formulée. Libération.fr fait le bilan logement des cinq années du président sortant.
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Logement, Sarkozy à la rue
« Moi Président de la République... ». La tirade (ou anaphore) de François Hollande prononcée au débat d’hier a marqué les esprits et marquera peut-être les platines. Il a été remixé sur le morceau « Around the world », des Daft Punk.
Alain Juppé , ministre des affaires étrangères : « On a vu la différence entre un président dans la modernité et quelqu’un de très IVe République ». Il qualifie le débat de « utile » et « bien jaugé entre deux personnalités », mais regrette qu’on n’ait « pas eu le temps d’aborder la politique étrangère et européenne ».
De quoi Sarkozy et Hollande sont-ils les mots ? Que disent des candidats la rhétorique qu’ils ont utilisé tout au long de la campagne ? Libération a interrogé Virginie Spies, sémiologue.
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« Hollande a un discours basé sur l’objectivité, Sarkozy sur l’émotion »
Gérard Longuet n’a « jamais parlé de négociation avec le FN ». Le ministre de la Défense avait évoqué il y a deux jours que Marine Le Pen pouvait être un interlocuteur pour l’UMP, il explique aujourd’hui au Figaro que « débattre avec un adversaire est un devoir pour tout homme politique ».
Philippe Douste-Blazy, ancien ministre de la Santé sous Jacques Chirac et rallié à la candidature de François Bayrou dit qu’il ne votera pas Nicolas Sarkozy. Dans une tribune publiée sur Lemonde.fr, le centriste s’explique : « le 6 mai 2012 restera gravé dans ma mémoire, car pour la première fois de ma vie, je ne vais pas pouvoir voter pour le candidat de mon camp. »
« Faire croire que les réponses aux défis du nouveau monde sont basées sur un repli sur nous-mêmes en excluant ceux qui ne nous ressemblent pas. L’histoire nous a appris que cette politique était une voie sans issue. Cette évolution, cette dérive dans laquelle je ne me reconnais pas, je ne peux ni l’accepter, ni la cautionner. »
Jacques Cheminade, le candidat de Solidarité et Progrès : « Je mettrai donc dans l’urne un bulletin François Hollande malgré toutes mes préventions à l’encontre de la politique passée des socialistes ». Le candidat de Solidarité et Progrès, qui a obtenu 0,25% de vote au premier tour de la présidentielle, publie sa consigne de vote dans un communiqué dans lequel il charge notamment Nicolas Sarkozy.
« Tout dans son comportement et ses thèmes de campagne est à l’opposé de la mission historique de mon pays. Dans la mesure de mes moyens, je contribuerai donc à le faire battre ».
|AEM|Source : Libération, avec les agences
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