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Le rejet de sa personne par les Français a une part, difficile à mesurer, mais non négligeable dans la défaite de Nicolas Sarkozy. « Fractures », « blessures », « ruptures », « coupures », « défaut d’exemplarité », François Hollande n’a pas eu des mots tendres pour résumer les « dégâts » commis par Nicolas Sarkozy au sein de la société française. À l’étranger, « c’est une clameur qui a salué sa défaite à Abidjan comme lors des victoires de l’équipe nationale de football » nous a rapporté une Ivoirienne. Certes, pas assez pour dire que c’est un sentiment partagé par tout un continent, mais il reste que l’Afrique digère mal la situation en Libye et ses dégâts collatéraux au Mali, le discours de Dakar, le soutien à Ben Ali…
Henri Guaino : « La défaite morale précède toujours la défaite politique »
Finalement, ce sont les voix - qu’il était allé chercher le couteau entre les dents - qui auront manqué à Nicolas Sarkozy. Et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir surfé, jusqu’au bout, sur la ligne jaune en empruntant certains mots et un certain discours au Front National. Si sur le plan national, le président sortant a récupéré un peu plus de la moitié des voix du Front National contre le quart pour son adversaire, sur les terres même de Marine Le Pen, François Hollande a doublé son score au deuxième tour. Tout ça pour ça…
En guise de conclusion, ce fin mot d’Henri Guaino, conseiller, confident et plume de Nicolas Sarkozy qui, dans un commentaire à une télévision prévu pour être diffusé après les élections, s’était lamenté de cette dérive droitière : « Celui qui fera campagne en opposant les Français les uns aux autres, en s’attaquant aux pauvres, aux musulmans... Il perdra. La défaite morale précède toujours la défaite politique, elle l’entraîne... »|Botowamungu Kalome (AEM)
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