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Précis, concis et rigoureux dans ses éléments d’explication, le lieutenant-colonel Olivier Amuli assure sa mission avec sobriété et efficacité même s’il reste grave dans son expression. Sa voix trahissait tout juste une pointe de nervosité mais sans varier le ton ni le débit de son expression, l’intéressé a réfuté les accusations d’une armée délaissée, impayée : « S’il y a une chose que l’on ne peut pas nous reprocher c’est le versement des soldes. Le versement est fait régulièrement même si l’on peut convenir que ce n’est pas une rémunération élevée. Au contraire, ce sont les officiers aujourd’hui rebelles qui détournaient ces soldes. Et quand on parle de discrimination envers les soldats issus du CNDP, c’est justement l’inverse qui se produisait : les officiers issus du CNDP réservaient un traitement de faveur à leurs compagnons d’armes du CNDP au détriment des anciens des Fardc qui étaient marginalisés. »
Avec la nomination de ce porte-parole suivie de l’interview télévisée de Joseph Kabila, la RDC dont la parole s’était faite rare et dont la communication officielle était très timorée et s’abstenait de mettre ouvertement le Rwanda en cause, vient d’amorcer une offensive médiatique qui devrait arriver à son summum dans un mois, dans l’une des localités aujourd’hui contrôlées par la rébellion. C’est en tout la perspective donnée samedi dernier par le chef de l’État congolais.
|Botowamungu Kalome(AEM)
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