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Double lauréat en 1987 du concours « O Top dos mais queridos » et de « Top Cinq », Mamborro est même considéré par Belmiro Carlos, secrétaire général de l’Union des artistes angolais et compositeurs (UNAC), comme « l’un des précurseurs de la musique angolaise moderne avec des caractéristiques propres à lui et une tenue sur scène qui ont fortement influencé plusieurs générations de musiciens. ». De quoi qualifier sa mort de « perte irréparable, d’un grand vide laissé par le chanteur » selon la ministre. Avec, à son actif, un seul album intitulé « Um pouco de mim » (Un peu de moi), sorti en 2007, il n’en demeure pas moins que l’artiste laisse un héritage important pour la musique pour enfants en Angola.
Mamborró est né le 7 Août 1970, à Gabela, un village de la province de Kwanza-Sul. Révélé par la RNA (Radio nationale d’Angola) à travers le concours « Top dos Mais Queridos » et également vainqueur du Top Cinq 1987, le chanteur s’est rendu aussitôt après au Brésil pour y suivre des cours de musique entre 1988 et 1992. Bien que malade, il avait marqué sa présence en avril 2011 au Stade Omnisports de la Cidadela, à Luanda à l’occasion du « Grand festival musical de la nostalgie ». Festival au cours duquel son collègue Maya Cool lui avait rendu hommage avec « A Belinha Xuxú », « Vovô Samba » et « Guida » qui avaient suscité une grande émotion dans la foule. Décédé des suites du diabète à l’âge de 42 ans, il laisse une veuve et sept enfants.
Son inhumation aura lieu ce mardi 2 octobre au cimetière de Santa Ana, à Luanda après un dernier hommage qui lui sera rendu par le public au siège de la Ligue angolaise de l’amitié et solidarité avec les peuples (LAASP) où sa dépouille mortelle sera exposée dès 7 heures.| Jossart Muanza (AEM)
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