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Le secteur du transport a souffert d’une paralysie relative obligeant femmes maraîchères et travailleurs de rester à la maison. A vrai dire, la crainte du tristement célèbre 1er, 2 et 3 juin 2004 était redoutée. Le secteur Kingasani, N’djili, Masina, Lemba qui jouxte avec Limete a été lundi, à leur portes d’entrée respectives, coupé du reste de la ville. Conséquence : les groupes des manifestants, en ordre dispersé, ont relativement agi sur l’évènement.
La chaîne CCTV de Jean Pierre Bemba a diffusé un « no comment » sur les événements, une vendeuse des pains tuée d’une balle réelle en vagabondage, une JEEP des sÅ“urs religieuses brûlée non loin de la 10ème rue... Et à N’djili, Kingasani d’où est parti le gros des manifestants, bévues, jets des pierres contre les véhicules des officiels ont plus parlé que la marche de protestation elle-même.
Les pleurs et le désarroi d’une mère dont le fils est porté disparu
(Photo : AEM-Kinshasa)
Sur Pétunias où réside celui que l’on appelle ici "le leader Maximo de l’opposition congolaise", les "Combattants de l’UDPS" n’ont pas érigé des barricades, mais se sont préoccupés de veiller à la sécurité du leader dont ils sont rassurés de la victoire en cas d’une élection réellement libre et transparente.
Le seul incident c’est que, comme d’habitude, des policiers anti-émeutes se sont retrouvés nez à nez avec les "Combattants" commis à la sécurité rapprochée de l’UDPS, à moins de 20 mètres de la résidence officielle d’Etienne Tshisekedi où ils ont largué des grenades et blessé gravement un des militants.
Un militant de l’UDPS gravement blessé (Photo : AEM-Kinshasa)
Sur un autre plan, ces sont les pleurs et le désarroi d’une mère qui continuent à chauffer les esprits. La mère d’un certain Raoul, en charge de la jeunesse et loisirs et président du collectif des Parlementaires débout qui a disparu la veille de la manifestation et dont Tezy, sa nièce avec un bébé dans les bras, a été brutalement interpellée dans la nuit de lundi à mardi au quartier Kimbangu de Limete et emmenée par des hommes en armes qui seraient identifiés comme des éléments "Maï Maï". La mère, qui s’est déplacée jusqu’en la résidence d’Etienne Tshisekedi, album de Tezy en mains, ne sait où la retrouver, elle, son bébé de huit mois et son fils de combattant. Elle pleure.| Serge Makobo
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