Le Prince Albert II sur cette photo d’archives en compagnie de Nicole Coste, ancienne hôtesse de l’air française d’origine togolaise, la mère de son enfant.
Le prince Albert II ne veut pas qu’on lui mette la pression sur la question du mariage. Intronisé depuis jeudi, il a affirmé vendredi sur Europe 1 qu’il sera « seul à décider », lorsqu’il sentira que « le moment est venu » de se marier. « Je n’ai jamais dit que je n’allais pas me marier (...), je ne suis pas pressé », a ajouté le nouveau souverain, 47 ans, toujours célibataire et père d’un petit garçon, Alexandre, qu’il a reconnu en juillet dernier.
Albert II entend toujours garder très jalousement sa vie privée. « Lorsqu’on est dans une famille très médiatisée, il faut faire attention et avoir à l’esprit qu’on sera regardé, épié, c’est à nous de nous organiser en conséquence », a expliqué le nouveau souverain pour lequel, « lorsqu’on a la responsabilité d’un État, une autre vie commence ».
Évoquant son nouveau statut de prince souverain, Il a également a reconnu avoir mis un peu de temps à s’y habituer depuis le décès de son père : « Les premiers mois, lorsqu’on parlait du prince souverain, je ne pensais pas qu’on faisait allusion à moi ». Il s’est affirmé néanmoins « très bien préparé » à ses nouvelles fonctions par un père « pas aussi sévère qu’on a voulu le dépeindre », Albert II a affirmé sa volonté de « s’entourer de gens de (sa) génération » pour gouverner, et de conserver un « contact direct, irremplaçable », avec la population.
IL RÉPONDRA À D’AUTRES DEMANDES DE PATERNITÉ « LE MOMENT VENU »
Le prince célibataire,a été rapidement rattrapé par sa vie privée. Le 6 juillet, il a publiquement reconnu être le père d’un enfant naturel, Alexandre, 2 ans, issu de sa liaison avec une Française d’origine togolaise.
Albert de Monaco s’attend à ce qu’on lui prête la paternité d’autres enfants non officiellement reconnus, après le petit Alexandre, a-t-il déclaré lundi 11 juillet, à la veille de son avènement.
« Je sais qu’il y a d’autres personnes qui présentent à peu près les mêmes cas. Nous y répondrons le moment venu », a-t-il affirmé sur TF1, en refusant de préciser si ces allégations étaient fondées ou non.
Le Petit Alexandre, sur ce cliché, dans les bras de sa maman Nicole Coste (Photo : AP)
Le prince a confirmé par voie de communiqué mercredi, alors que le deuil pour son père s’achevait à minuit, qu’il avait reconnu devant notaire son fils Alexandre, âgé de près de deux ans, né de sa relation avec Nicole Coste, ancienne hôtesse de l’air française d’origine togolaise. Il avait, a-t-il précisé au Monde 2, « demandé que l’acte soit retranscrit en mairie dès la fin de la période de deuil. »
MOMENT INOPPORTUN
« Je voulais protéger l’enfant. Je ne voulais pas que cela s’ébruite dans la presse. Certains médias, je le regrette, n’ont pas attendu la période de deuil. J’ai été extrêmement choqué par la manière dont cela a été traité et le moment tout à fait inopportun » où cela a été fait, a-t-il expliqué lundi. « J’avais fait ce qu’il fallait assez tôt. »
« Cette reconnaissance a été faite devant notaire il y a pratiquement deux ans. J’ai fait face à mes responsabilités. Cet enfant ne manquera de rien », a insisté le prince. « Cela appartient totalement à ma vie privée et je ne vois pas pourquoi c’est sorti de cette façon-là ».
« Cet enfant, a rappelé le prince, ne pourra cependant accéder au trône » car la loi monégasque réserve la succession à la descendance légitimée par un mariage civil et catholique, religion d’État à Monaco.
Le nouveau souverain règne sur un territoire de 2 km2 et 32.000 habitants, brassant un chiffre d’affaires de près de 10 milliards d’euros en 2004. |AEM/Sources : RFI/ TF1/AP /Libération
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