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Fondée par Savorgnan de Brazza, largement étalée sur quinze kilomètres, le long du Stanley Pool, "Brazza", comme tout le monde l’appelle au Congo, mérite bien son surnom de "Brazzaville-la-verte". Partout poussent de gigantesques fromagers, de gracieux palmiers -parmi lesquels " L’arbre du voyageur ", déployant ses palmes en éventail, comme un paon faisant la roue-, des flamboyants aux fleurs d’un vermillon éclatant, de gros manguiers dont on apprécie autant Les fruits que l’ombre rafraîchissante, des frangipaniers à l’odeur suave et d’innombrabLes buissons d’hibiscus et de bougainvillées rouges ou violets...
Cette image d’une cité-jardin, que l’écrivain André Gide trouvait "indolente" et "énormément distendue" lors de son voyage au Congo dans les années 1920, s’est sensiblement modifiée ces dernières années. Mais si la capitale du Congo manifeste aujourd’hui une activité plus trépidante et connaît même des embouteillages aux heures de pointe, elle n’a pas tout perdu de sa flore exubérante ni de son allure de station balnéaire.
L’architecture née du "boom" pétrolier des années quatre-vingts s’intègre fort bien dans le paysage, depuis les hôtels Mbomou et Cosmos, au bord du fleuve, jusqu’aux sièges des banques et des grandes entreprises, en passant par les locaux des ministères, les agences des compagnies aériennes et les commerces. Depuis, Brazzaville s’est américanisée. A un centre, un " downtown " où s’élèvent de grands immeubles vert et acier répondent des quartiers périphériques pavillonnaires qui, chacun, semblent avoir une âme propre "Ouenzé" (bric-à -brac), " Poto-Poto"(le marais), "Moungali"(nom d’un ancien chef coutumier), Bacongo(pLuriel de Congo),"MakéLékélé" (Makélélé à Kinshasa, ce dernier nom étant celui d’un petit cours d’eau), "Talangai"(Regarde-moi !), "Ngamaba" (le benjamin), autant de noms évocateurs pour chaque habitant de la ville...
SAVORGNAN DE BRAZZA "ENTERRE" LA GUERRE
Quel contraste avec la petite station fondée par Savorgnan de Brazza, le 3 octobre 1880. Durant ses dix à vingt premières années d’existence, et jusqu’au début du XX’ siècle, elle surprendra les voyageurs par sa modestie.
En 1891, Jean Dybowski écrivait "Dans l’état actuel des choses, Brazzaville n’est à proprement parler qu’un poste d’occupation. De vastes débroussements ont été opérés, mettant à nu un large plateau brûlé des rayons ardents du soleil. Sur ce plateau, quelques maisonnettes, dont une seule en briques, et les autres construites avec des matériaux de la région".
De son côté, le capitaine Baratier membre de la mission Marchand, écrit quelques années plus tard (vers 1896)
"Autour de moi, sur le plateau, quelques constructions se dispersent au fond, l’habitation, aux murs blanchis à la chaux, du trésorier-payeur, et celle, en briques, du délégué de l’intérieur à gauche, la case de l’administrateur d’un modèle aussi primitif, recouverte de paille comme les autres lui faisant vis-à -vis, une longue baraque en planches montée sur pilotis, la demeure du médecin enfin, sur le bord de la falaise, et prête à s’effondrer avec elle, une maison à laqueLle des piliers en briques donnent des prétentions architecturales. Voilà tout Brazzaville".
C’est grâce au traité signé avec le roi des Batêké, Makoko Iloo, que Brazza put prendre possession du petit territoire de Ntamo. Après avoir enterré la hache de guerre avec les chefs locaux, en jetant dans un trou des balles, des cartouches et de la poudre, Brazza confiera la garde du poste au sergent sénégalais Malamine. Celui-ci ne se laissera pas intimider par Stanley, installé de l’autre côté du Pool, Lorsqu’il tentera avec des soldats de s’emparer par la force de la rive droite du Pool pour le compte du roi de Belgique. Très impressionné par Malamine, Stanley en brossera un portrait flatteur : "Malamine parlait très bien le français et son attitude respirait une mâle franchise. Je n’eus pas plutôt lié connaissance avec Malamine que je reconnus en lui un homme supérieur..."
La décision de s’installer au bord du Pool, à l’emplacement du petit village de Ntamo, avait été prise par Brazza en raison de sa situation "au bon air et dominant le fleuve". En fait, Brazza s’était parfaitement rendu compte de l’importance stratégique de cette nouvelle implantation, "clé du Congo supérieur", et il nourrissait le grand dessein d’en faire un " pivot" entre la navigation sur le fleuve, où seraient lancés des bateaux à vapeur, et la côte Atlantique reliée à Brazzaville d’abord par des caravanes, plus tard par le chemin de fer.
Une vue partielle de la ville de Brazzaville
L’EXPANSION ÉCONOMIQUE ET DÉMOGRAPHIQUE
Vision prophétique, qui devait se réaliser en 1934, avec l’inauguration du chemin de fer Congo-Océan reliant Brazzaville à Pointe-Noire, et avec le grand développement du port de Brazzaville et de la navigation, fluviale sur Le cours supérieur du Congo et de ses affluents.
Ce rôle-charnière sur le grand axe fluvial et ferroviaire -permettant de désenclaver le Nord du Congo et le Sud du Cameroun et de la R.C.A. - Brazzaville l’a assumé lorsqu’elle était la capitale du vaste ensemble de l’A.E.F. (Afrique Equatoriale Française). Aujourd’hui, après plus de quarante années d’Indépendance, elle continue de remplir cette fonction, mais avec des moyens plus modernes et considérablement accrus.
De 185.620 tonnes en 1960, le trafic du port de Brazzaville est passé à plus de 8 millions de tonnes en 2002. Le port comprend une gare fluviale pour les passagers, un port à grumes, un port pétrolier, des quais pour les conteneurs et les marchandises diverses ainsi qu’unetrentaine de grues pour leur manutention, et plus de 18 000 m2 d’entrepôts. De plus, le développement de l’aviation a permis à l’aéroport de Brazzaville, Maya-Maya, de devenir un grand carrefour aérien international tant pour le transport du fret que des passagers.
Cette infrastructure, mise au service de plusieurs pays d’Afrique Centrale, a fait de la capitale poLitique du Congo un pôle de développement qui a attiré de nombreuses industries (scieries, brasseries, textiLe, chimie, etc.) et provoqué son urbanisation rapide. D’une poignée de villageois à sa création en 1880, Brazzaville est passée à 5 000 habitants en 1911. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle dépassait le cap des 50.000 et ce chiffre était, soixante ans plus tard, multiplié par quarante.
Depuis l’accession à L’Indépendance, la croissance de Brazzaville est en effet devenue beaucoup plus rapide, notamment en raison d’un très fort exode rural. Attirés par les miracles d’une vie citadine plus facile, les villageois quittent en masse leurs terres pour gagner les grosses agglomérations comme Brazzaville ou Pointe-Noire, où se développent sans cesse à la périphérie des quartiers spontanés.
Ainsi, de 1962 à 1974, La population de Brazzaville a-t-elle doublé une première fois, passant de 150 000 habitants à 300 000 puis une deuxième fois, de 1974 à 1985, date à laquelle elle a dépassé Le cap des 600 000 Brazzavillois. Aujourd’hui on compte un million d’habitants.
L’aéroport international de Maya-Maya
DE MAYA-MAYA AU CENTRE CULTUREL FRANÇAIS
Tel un grand papillon posé sur le bord du Stanley Pool et dont le corps serait constitué par les quartiers résidentiels et administratifs de la Plaine, du Tchad et du Plateau, Brazzaville se déploie largement jusqu’au fleuve Djoué à l’ouest (quartiers populaires de Bacongo et Makélékélé) et au-delà de la Tsiémé à l’est (quartiers de Poto-Poto, Moungali, Ouenzé et Talangai).
D’une extrémité à l’autre de la ville, il faut compter plus de quinze kilomètres, que parcourent des nuées de taxis verts et blancs et de minibus collectifs. Dés qu’un avion est signalé, les taxis se ruent à l’aéroport de Maya-Maya, construit sur les collines au nord-ouest de la ville.
Comme on le dit souvent en Afrique, il y a moins de risque à prendre l’avion qu’à s’installer à l’intérieur de ces bolides que sont les taxis pilotés par les ‘ S’en-fous-la-mort ‘ Mais aujourd’hui, La vie ayant sans doute plus de prix pour les Congolais des deux rives du fleuve, leur conduite est beaucoup plus circonspecte, voire timorée pour certains d’entre eux...
De Maya-Maya, Le taxi dévale rapidement la spacieuse autoroute urbaine menant au centre-ville, après avoir dépassé le carrefour de La Patte d’Oie et entraperçu le gigantesque stade Massamba-Débat où se dérouLent de nombreuses rencontres de football. Un important rond-point et voici Le Centre Culturel Français qui joue un grand rôle dans les loisirs brazzavillois. Il organise en effet de nombreux spectacles de qualité en invitant des vedettes de la chanson ou des troupes de théâtre comme la Comédie-Française. Mais on peut y voir aussi du théâtre spécifiquement africain. Le centre possède également une importante bibliothèque de prêt, organise de multiples expositions artistiques ou scientifiques et dispose d’une bonne cinémathèque.
Du rond-point du Centre Culturel Français part, entre autres, la très longue avenue de L’O.U.A. qui se dirige vers l’ouest et traverse Bacongo, le plus vieux quartier de Brazzaville. Depuis l’accession à l’Indépendance, il a triplé son territoire en s’adjoignant le quartier nouveau de Makêlêkêlé.
Au bout de l’avenue, aux portes de la ville, commence la RN1 qui mène à Pointe-Noire, capitale économique du Congo, ainsi qu’aux premiers rapides du fleuve Congo (ce dernier n’est navigable
qu’en amont de Brazzaville), appelés aussi "cataractes" par les Brazzavillois qui viennent nombreux jouer avec la furie des flots ou s’y laver.
En visitant le quartier Bacongo, on remarque le Square de Gaulle, la " Case de Gaulle ", actuelle résidence de l’ambassadeur de France. Brazzaville conserve fièrement la trace du passage de l’homme d’État français qui fit de Brazzaville la capitale de la France Libre dès 1940 et réunit en 1944 la célèbre Conférence de Brazzaville, considérée comme le premier pas d’importance vers la décolonisation de l’Afrique subsaharienne française.
Toute aussi longue que l’avenue de l’0.U.A., l’avenue Lumumba (qui porte aussi les noms d’avenues d’Ornano, A. Conus et Paul-Doumer) est l’artère principale du centre-ville. Partant du rond-point du Centre Culturel Français, elle file vers l’est jusqu’au port fluvial, longeant, sur son parcours, la Grande Poste et la gare du C.F.C.0., terminus du chemin de fer Congo-Océan reliant les deux grandes villes du Congo. Puis elle traverse les quartiers administratifs du Plateau, du Tchad et de la Plaine.
KINSHASA VUE DE BRAZZAVILLE
IL faut savoir à cet égard que La vision de la capitale de la République Démocratique du Congo à partir de Brazzaville coupe le souffle. Le fleuve, à cet endroit, est large de plusieurs kilomètres et la rive gauche n’est pas visible en amont des deux villes, comme s’il s’agissait non d’un fleuve, mais d’une mer. Tandis que sur la partie visible, trônent es tours de Kinshasa, ville énorme de dix millions d’habitants. Le fleuve semble fumer, conférant à l’ensemble un indéniable caractère magique qui soutient la comparaison avec les plus beaux sites du monde...
Au nombre des autres charmes de Brazzaville figurent la musique et la danse, modernes ou traditionnelles. Tous les dimanches après-midi, les quartiers de ‘ Brazza ‘ - où toute la mosaïque des peuples du Congo et d’ailleurs est représentée - vibrent au son des chÅ“urs et des instruments de musique. On y danse et on y chante avec une intense ferveur, le sacré l’emportant de loin à présent sur Les tam-tams du Ndombolo d’antan qui pouvaient tenir les jeunes en transe jusqu’au petit matin.
BRAZZAVILLE BY NIGHT
Les endroits torrides du "Brazzaville by night" (comme " le Vice-Versa ", " le District Fédéral ", " le Ramdam", "le Bataclan", "le Sens Inverse", "le Baba Boom Paladium" etc.), restent toujours très fréquentés.
Il est aussi intéressant d’aller au restaurant, Les Brazzavillois adorent " boukouter" (bouffer) comme ils disent. Le samedi matin, Les intellectuels se retrouvent à *La Manne* ou à *La Mandarine* pour un petit déjeuner copieux, quasiment à l’anglo-saxonne. Le déjeuner est pris en général chez soi, souvent acheté tout préparé auprès du petit traiteur du coin de sa rue. Certains Brazzavillois n’hésitent toutefois pas à marcher longtemps pour trouver le plat exact qu’ils recherchent et qu’ils finissent toujours par obtenir, dont le salé matsuaniste, une nouveauté très à la mode (un morceau de thon salé, dessalé et brûlé rapidement avec piment parfumé au basilic)...
Le soir, les plus fortunés vont dans les grands hôtels, "La Marina" en tête où se déguste la meilleure cuisine congolaise de la ville. Le "Saphir", nouveau grand hôtel en centre-ville, le suit de près avec, notamment, un manioc d’anthologie et des bouillons de poisson fabuleux. "Le Méridien", plus international, présente quelques plats africains de très bonne facture. "L’Olympic Palace" offre une cuisine européenne de grande qualité, tout comme "La Duchesse" qui intègre toutefois quelques plats africains dans sa carte. Tout de suite après vient "l’Univers d’Anafs", le complexe salon de coiffure-restaurant de la chanteuse Pembey Sheiro. Excellente cuisine de toutes les Afriques, le chef étant sénégalais... Viennent ensuite quelques bonnes tables, "La Désirade" (Chez Mariam), "Les Terrasses" (grillades), "Marie Diallo" (poissons et crustacés, elle possède également un établissement à Pointe-Noire) et "Les Mille Saveurs", ouvert par le cuisinier qui créa le restaurant de la Marina. Un cran plus bas, on trouvera les Ngandas, équivalents des maquis camerounais et chantiers ivoiriens. On y mange très bien à petit prix des poissons braisés, des brochettes et une saucisse fameuse fabriquée à Brazzaville même à partir de cochons locaux très mâtinés de phacochère...
MARCHÉS ET GUÉRISSEURS
Le jour, les nombreux marchés de la ville exposent sur leurs étals une large palette de denrées africaines, dont la plupart sont inconnues des visiteurs européens : manioc sous forme de tubercules, de farine et, à présent, du pain enroulé dans des feuilles et prêts à réchauffer, ignames, cÅ“urs de palmiers frais, feuilles de manioc (l’équivalent, ici, des épinards occidentaux) et du gibier (singe, porc-épic, antilope, crocodile, etc.).
Plus étrange est le coin des féticheurs et des médecins traditionnels, avec poudres magiques, plumes d’oiseaux, dents de phacochères, crânes de singes... Les guérisseurs - ou Tradi-Praticiens - ont regagné de la clientèle avec les coûts élevés des consultations dans les hôpitaux et dispensaires. Les Brazzavillois sont d’ailleurs aujourd’hui beaucoup mieux informés sur ce type de médecine grâce aux contacts avec les Pygmées, maîtres incontestés des guérisseurs traditionnels.
Parmi les potions et philtres vendus au marché - notamment celui de Poto-Poto - on trouve des pansements gastriques, des vermifuges, des analgésiques et, bien entendu, des aphrodisiaques ou encore des bâtonnets de terre, fortement chargés en sels minéraux (comme les eaux thermales en Europe), que l’on donne aux femmes enceintes et aux enfants en bas âge pour éviter le rachitisme.
On pourra dénicher aussi de beaux tissus de pagnes (importés) - que les tailleurs locaux transforment en 24 heures en chemises de sport, robes ou dessus-de-lit -, des objets de vannerie et un peu de poterie.
L’ÉCOLE DE PEINTURE DE POTO-POTO
Dans tous les quartiers traversés par de grandes avenues, dont l’avenue de la Paix coupant le quartier de Poto-Poto, de nombreux bars-dancings attirent le regard des noctambules par l’éclat de leurs néons et le joyeux tintamarre de leurs orchestres. Aujourd’hui, ils se disputent l’espace avec les cafés où se pressent, à la sortie du travail, les habitants du coin pour discuter, en buvant de grandes bouteilles de bière ou de soda.
Un peu plus haut dans l’avenue, au carrefour de Moungali, se trouve la célèbre École de Peinture de Poto-Poto. En pénétrant dans son grand jardin, on découvrira une gigantesque case ouverte où travaillent en permanence une dizaine d’artistes peintres.
Comme on pourra le lire dans le Panorama , l’École de Poto-Poto a connu plusieurs styles, notamment les Mikés. Aujourd’hui, il semble que les peintres, à la recherche de la beauté, veuillent à la fois retrouver des couleurs plus naturelles et abandonner les styles déstructurants.
DE LA BASILIQUE SAINTE ANNE, À LA CORNICHE ET AU BEACH
Au rond-point de Poto-Poto, à côté du stade Fêlix-Eboué où fut sacré en 1962 Mgr Théophile M’Bemba, premier archevêque congolais, s’élève la monumentale basilique Sainte-Anne(photo ci-contre), où les offices sont célébrés avec le concours d’orchestres africains. Consacrée en 1949, la basilique est bien plus récente que la cathédrale du Sacré-cÅ“ur, toute proche (prés de l’hôtel Le Méridien), dont la construction commença au temps de Mgr Augouard, célèbre missionnaire du Congo, dans les années 1890. De proportions plus modestes, la cathédrale, perchée sur les
hauteurs du quartier du Tchad, ressemble davantage à une église française de campagne. On remarquera surtout l’intérieur de la basilique, assez impressionnant avec l’application de techniques gothiques (arcs-boutants) à l’architecture moderne.
Pour voir le Pool, vaste mer intérieure large d’une vingtaine de kilomètres située en amont de Brazzaville et de Kinshasa, on ne peut aujourd’hui qu’emprunter la corniche, derrière l’Hôtel de Ville. Le point de vue, nous l’avons écrit, est d’une grande beauté.
Du débarcadère du Beach, au départ ou à l’arrivée, les navettes fluviales relient les capitales des deux Congo. Dans un beau brouhaha, des foules de ménagères et de commerçants kinois viennent vendre à Brazzaville, poissons, fruits et légumes, pagnes et cosmétiques.
La traversée du fleuve
PROMENADE EN BATEAU
Prés du Beach, l’hôtel "Cosmos", alors propriété de l’Etat congolais, avait été complètement rénové en 1986. Comme son homologue "Sofitel" du centre-ville, cet établissement est en cours de privatisation.
Deux agences organisent des excursions : Universal Travel Congo et Congo Travel & Hôtel. On peut surtout se promener sur le fleuve en bateau, notamment en période de basses eaux où l’on peut voir les bancs de sable. Des baleinières (jusqu’à 80 places) et des pirogues et vedettes (6-10 places) peuvent être louées à cet effet.
Les mêmes embarcations peuvent aussi vous amener sur les îles Mbamou , d’abord, très grande étendue(185 km2 aux basses eaux, abritant neuf villages de pécheurs. Les personnes ont pour habitude d’y pique-niquer (il faut faire du bruit pour éloigner les éventuels serpents). Le Faignond ensuite, plus petite mais aménagée pour les touristes. Un lieu de baignade et de repos.
En remontant plus en amont, à 55 km, on parvient à Maloukou-Tréchot où existe une possibilité d’hébergement. Cette croisière permet de longer plusieurs heures durant les rives du fleuve...
AUTRES CURIOSITÉS
Par la route, on peut se rendre d’abord dans le nord pour visiter la réserve de la Léfini. Le braconnage a eu raison des animaux mais les paysages sont magnifiques. Au retour, on peut revenir par le Lac bleu prés duquel se trouve un sanctuaire de gorilles. Par avion (221 euros aller-retour), on peut aussi se rendre à Pointe-Noire où des hôtels de standing international vous accueillent pour moins de 45 euros/nuit. Cette excursion est effectuée en général le week-end. Autre excursion habituelle, la visite, en une journée, de Kinshasa. Les autorités locales délivrent des visas temporaires aux groupes (se renseigner auprès des agences de voyages). Enfin, on visitera aussi les grandes chutes d’eau au sud de Brazzaville (chutes de la Loufoulakari).
Quant au sport, c’est la pêche qui domine bien entendu, avec des prises parfois prodigieuses ( en 1981, un Européen a sorti un poisson-tigre de 180 kg qu’on peut voir, taxidermisé ‘, à l’hôtel Le Méridien). On pêche aussi des silures, des poissons électriques, des machoirons..., toutes variétés de très grande taille.
Il faut s’adresser aux propriétaires d’embarcations du Beach que l’on sollicitera également pour faire du ski nautique sur le pool.|Herman BANGI BAYO (AEM)Brazzaville-Congo- Source : Congo aujourd’hui.
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