En Afrique, les Français aiment bien les démocraties de pacotille et particulièrement, sous l’influence de B. Kouchner, celle qui trône sans partage au Rwanda. On peut s’interroger sur les raisons qui animent M. Kouchner, artisan principal de la réconciliation franco-rwandaise. Ce n’est sans doute pas la défense de la francophonie, le Rwanda de Kagamé vient de lui tourner le dos en adhérant au Commonwealth ; ce n’est pas non plus la défense d’intérêts économiques français dans la région des Grands Lacs, ils sont quasi-nuls. Ce n’est pas non plus pour que la France retrouve une influence politique dans la région, elle est disqualifiée depuis longtemps sans espoir de retour face à la puissance américaine dont elle est devenue une servante zélée : le retour de la France dans l’OTAN, sa participation à la guerre américaine en Afghanistan, sa dénonciation sans nuances du régime iranien, son soutien toujours plus évident à Israël conduisant à la négation du droit à l’existence des Palestiniens, en sont autant de témoignages. La diplomatie française ne soutient même pas ses propres agents en Israël, restant sans réaction contre les vexations que les autorités israéliennes leur font subir, jour après jour. Non, ce qui a conduit M. Kouchner dans sa quête de réconciliation avec le Rwanda est beaucoup plus personnel.