Dans un communiqué de presse, la LICOCO rappelle que pour l’exercice 2010, la partie chinoise a déjà débloqué plus de 500 millions de dollars pour financer la construction et la réhabilitation des infrastructures routières en République démocratique du Congo. Et de relever un autre cas de surfacturation des travaux : le terrassement et le bitumage de la route nationale 5 reliant Lubumbashi à Kasomeno pour un coût total de 162.283.871, 42 $US débloqués. Sur les 137 kms prévus, plus de 45 kms ne sont pas bitumés. Idem pour la construction des boulevards Sendwe, Triomphal, 30 juin et du pont Basoko pour environ 12 kms, dont le coût global de l’ouvrage est évalué à 72.694.692 $US.
La LICOCO juge ces coûts excessifs et recommande la suppression des structures de la présidence (la cellule des Infrastructures et Mines et le bureau de suivi et contrôle du contrat chinois) dans la gestion et le suivi des travaux financés par le contrat chinois.
En outre, elle recommande au parquet général de la République l’ouverture d’une action en justice à l’encontre des responsables de la surfacturation des coûts des travaux.
|Paul Kabeya Kapo (AEM), Kinshasa, RDC |