« Pour nous, c’est un mirage de voir de l’eau couler des robinets, la seule solution est d’en acheter au prix fort », se plaint, dépitée, Filomena Arlette, dans un entretien au J.A. Même sentiment chez son voisin du quartier, Hilário Garcia, qui habite sur Rua Cinco depuis 28 ans et qui, de mémoire d’ancien du quartier, dit n’avoir jamais connu pareille situation : « Mártires, comme n’importe quel autre quartier de la ville, a certes été confronté à des pénuries d’eau, mais la situation actuelle est beaucoup plus grave » s’indigne-t-il tout en se souvenant du bon vieux temps : « avec les vieux tuyaux, l’eau coulait toute la journée, sauf en cas de coupure générale ». Face à cette situation et vu la nécessité, les habitants se sont résolus à creuser des puits dans leur cour, ce qui leur coûte entre 10.000 et 15.000 kwanza (entre 80 et 120 euro).
Interpelée, la direction de la compagnie brésilienne Odebrecht qui a exécuté les travaux de réaménagement a promis de dépêcher une équipe sur terrain pour s’enquérir de la situation alors que EPAL (Empresa Provincial de Água de Luanda, la société d’État en charge de l’approvisionnement en eau se contente de constater la situation.|Jossart Muanza(AEM) |